Test : Dynafit Trailbreaker, une chaussure pas comme les autres!

 

Cette année 2017 est décidément une grande année pour Dynafit, avec au catalogue deux nouveaux modèles de chaussures de trail.

Jusqu’à maintenant la gamme des chaussures de trail Dynafit s’articulait autour de trois chaussures bien distinctes, la Féline Vertical pour les courtes distances, la Féline SL pour les distances moyennes et la Féline Ultra pour…..les Ultras !

Viennent donc aujourd’hui s’ajouter l’Alpine Pro pour l’Ultra en mode course déjà testée précédemment et la Trailbreaker chaussure faite pour la polyvalence, c’est elle qui nous intéresse aujourd’hui.

 

Modèle testé : Trailbreaker Atomic Blue/Cactus
Drop : 10mm
Pointure du test : 46 (30.0cm) pour un pied de 44 (28.5cm)
Distance du test : 150 KM + ou –
Terrain : Massif de Belledonne, forêt, route

 

 

La Trailbreaker côté face :

Physiquement la Trailbreaker dénote dans le reste de la gamme des chaussures de trail Dynafit, elle fait d’emblée plus chaussure de running pour la route avec beaucoup moins de protection et de renforts sur l’empeigne que pour les autres modèles de la marque.

Chaussure de trail Dynafit Trailbreaker

Cela donne un physique moins chargé, plus passe-partout qui devrait plaire à un grand nombre de coureurs.

Sur la Trailbreaker, Dynafit inaugure une nouvelle matière appelée ici Alpine Air Mesh, elle consiste en un mesh très souple renforcé par des inserts en TPU sur les zones exposées.

Chaussure de trail Dynafit Trailbreaker bleu

Le laçage est traditionnel, assuré par un lacet plat qui permettra d’effectuer tout type de laçage, du plus simple au plus complexe.

On retrouve aussi, comme sur les autres modèles de la gamme, l’Adaptive Grid sur les flancs de la chaussure, mais il est sur la Trailbreaker en TPU thermocollé là où on retrouve sur la Féline Ultra, par exemple, une pièce beaucoup plus massive.

chaussure de trail dynafit trailbreaker bleu talon

 

 

La Trailbreaker côté pile :

C’est de ce côté-là que la Trailbreaker de Dynafit se démarque par rapport aux autres chaussures du marché, la semelle est en effet équipée de la technologie Pomoca Gliding Path, qui consiste à séparer la semelle en deux zones d’utilisation différenciée, le centre avec des crampons courts et très resserrés ressemblant à la zone de roulement d’un pneu, et le contour muni de crampons hauts et agressifs.Semelle Dynafit trailbreaker

La partie centrale de la semelle a été pensée pour les terrains durs tels que la route ou les chemins au sol stable : les crampons favoriseront le déroulé du pied et le dynamisme en minimisant la résistance au sol.

Le pourtour de la semelle a été conçu pour le trail pur et dur sur tout type de terrain : les gros crampons multidirectionnels assureront une bonne accroche et viendront par là même stabiliser la chaussure.

 

 

La Trailbreaker aux pieds :

Une fois au pied, on ressent bien la souplesse (pour une chaussure de trail) de la tige que Dynafit a voulu donner à sa Trailbreaker, le mesh épouse parfaitement les contours du pied et comme aucune partie rigide n’est présente sur l’empeigne le confort immédiat est vraiment top.

Le maintien général est bon, moins précis que sur l’Alpine Pro du fait de la plus grande souplesse de l’empeigne, mais l’on sent tout de même que le pied est tenu et qu’il ne partira pas dans tous les sens au moindre appui un peu hasardeux.

Chaussure Dynafit Trailbreaker aux pieds

Côté amorti on ressent (sur moquette !) une vraie différence entre le talon très moelleux et l’avant pied plus dur. Ayant une pose de pied médio, voire avant pied, je verrai bien si l’amorti est suffisant et si la chaussure ne tape pas trop à la longue.

 

 

Test terrain : Footing Route/Chemin :

Pour bien tester sur une première sortie la Dynafit Trailbreaker et son profil particulier, en mode endurance fondamentale, j’ai essayé de trouver un circuit regroupant un maximum de terrains différents et stressants pour la chaussure.

Ce sera donc 10Km avec une première partie plate sur terrain dur pour prendre ses marques dans la chaussure, une côte de 2 km et 200 de D+ pour voir la qualité de traction de la chaussure, une partie vallonnée pour le dynamisme et la relance, 1,5 Km de descente sur route pour juger de l’amorti et pour finir, une petit single humide et bien pentu afin de juger si cette semelle Pomoca tient la route niveau accroche.

Test Dynafit trailbreaker

Les premières foulées avec la Dynafit Trailbreaker sont intéressantes, l’empeigne plutôt souple procure un réel confort du chaussant, je ne sens aucun points durs alors que la chaussure est neuve et c’est une bonne chose.

Côté semelle, une certaine dureté de la partie avant de la chaussure ressort sans toutefois que cela soit désagréable ou inconfortable, le talon quant à lui est très amorti et gomme parfaitement la dureté du terrain.

En côte, la Trailbreaker s’en sort très bien, la traction est bonne, les crampons font bien leur office et le retour de sensation, dû à la relative dureté de la partie avant de la chaussure, est très bon, on sait toujours où est le pied, un grand plus pour la stabilité.

En descente, l’amorti s’avère bien proportionné sur la partie talon, même sur route les chocs sont parfaitement atténués et l‘on évolue dans un très bon confort général.

L’avant quant à lui est beaucoup plus dur, si l’on garde une foulée dynamique, rapide, portée vers l’avant, la descente se passe bien, mais ce n’est pas le but d’une sortie en mode footing, on se servira donc plutôt du talon.

Dans la partie technique de la descente la Dynafit Trailbreaker m’a réellement impressionné, l’accroche est excellente surtout compte tenu de la forme si particulière des crampons, on peut se lâcher la chaussure tient ! Deuxième point important, la stabilité qui est aussi très bonne : les crampons hauts qui font le tour de la chaussure agissent comme des griffes et stabilisent la chaussure, c’est tout bonnement bluffant.

Maintenant que j’ai testé la Dynafit TrailBreaker sur un petit Footing, j’ai hâte de voir comment celle-ci réagira sur des terrains plus techniques et des sorties plus longues.

 

 

Test terrain : Sentier Technique :

Des sentiers étroits, en dévers, pleins de racines et autres cailloux, enchaînant montée et descente, c’est sur ce type de terrains que j’attendais le plus cette Trailbreaker.

test dynafit trailbreaker forêt

D’une part parce que c’est une Dynafit et qu’une Dynafit se doit (pour moi) d’être à l’aise sur les sentiers montagneux, l’ADN de la marque, et d’autre part, même si nous n’habitons pas tous en montagne, une chaussure de trail reste une chaussure de trail et doit être capable de manger du caillou !

Eh bien, force est de constater que cette Dynafit Trailbraker se sort très bien de cet exercice. J’étais pourtant dubitatif au premier abord, sa semelle Pomoca si particulière amenant forcément un certain nombre de questions, notamment sur l’accroche.

Donc l’accroche parlons-en, je n’ai pas une fois été mis en difficulté, aussi bien en montée qu’en descente la Trailbreaker réagit toujours très sainement, je trouve son grip efficace, homogène et largement assez présent pour ne pas courir sur les freins.

Ce qu’il faut dire aussi, c’est que sur ma période de test il a fait très chaud, les chemins étaient par conséquent plutôt secs, ce qui convient mieux à cette Trailbreaker dont le cramponnage n’est pas fait du tout pour la boue.

Niveau stabilité RAS, que le chemin soit facile ou technique, la chaussure se montre toujours à l’aise, en effet, son faible amorti avant permet une très bonne remontée des informations au pied, à ce niveau-là, que du bon pour moi.

J’ai néanmoins remarqué deux choses auxquelles ils faudra faire attention avec la Trailbreaker, la première, tout particulièrement pour les coureurs qui ont une pose de pied médio, il faudra éviter en descente les chemins faits de cailloux (style ballast ferroviaire) car l’avant de la chaussure manque d’amorti pour cet exercice et quand la descente est longue cela devient gênant à la fin.

La deuxième chose vient de sa construction légère, car qui dit léger dit moins de matériau, particulièrement pour protéger l’empeigne des saillis agressives, la Trailbreaker est la chaussure de trail la moins renforcée (et donc la plus légère) de la gamme Dynafit, il faudra donc, je pense, éviter les terrains vraiment chaotiques et lui préférer une Alpine Pro ou Féline Ultra, toutes les deux construites pour encaisser.

 

 

Test terrain : Fractionné (VMA, Seuil, Côte…) :

Autant le dire tout de suite, j’ai adoré faire du fractionné avec la Trailbreaker aux pied : dynamique et légère, c’est une phase de l’entrainement d’un traileur qu’elle maitrise.

C’est vraiment là que l’on ressent le plus le côté polyvalent de cette chaussure de trail, si elle est à l’aise sur les footings elle l’est peut-être encore plus quand il faut accélérer.

La partie avant de la chaussure, avec son amorti réduit, restitue fidèlement l’énergie d’impact et vous pousse vers l’avant, elle adore les changements de rythme, les entrainements au seuil sur terrain vallonné sont un vrai plaisir tant les relances son faciles et efficaces.

Que cela soit en côte, à plat, sur de la vitesse ou de la résistance, la Trailbreaker aime le fractionné et va vous rendre la tâche un peu plus confortable dans ces séances si redoutées.

 

Conclusion :

Avec la Trailbreaker, Dynafit nous offre une chaussure de trail vraiment unique dans sa conception, c’est une chaussure qui interpelle au premier regard, mais une fois passées les présentations que reste-t-il ?

Clairement pour commencer, la Trailbreaker est une chaussure qui aime courir vite, son amorti, le dessin de sa semelle, l’enveloppement général du chaussant, tout est fait pour la rendre efficace dès que la fréquence s’accélère.

Comme qui peut le plus peut le moins, cela ne veut pas dire qu’elle n’est faite que pour ça, c’est aussi une chaussure très agréable en footing, même si elle fera toujours preuve d’une plus grande raideur que certaines chaussures très amorties.

Un terrain de prédilection ?
Après avoir essayé la Trailbreaker sur tous les types de terrains présents dans ma zone d’entrainement, je peux dire qu’elle passe partout sans problème, même si le très cassant surtout en descente n’est pas vraiment sa tasse de thé.

Son accroche et sa stabilité permettent d’envisager n’importe quelle sortie sans se poser de questions.

Pour qui ?
C’est un des gros points forts de la Dynafit Trailbreaker, car elle pourra aussi bien faire le bonheur d’un débutant qui recherche du confort et de l’amorti au talon, que les joies d’un coureur expérimenté qui lui veut une chaussure dynamique et stable pour taper le chrono.

Du coup, pour quoi faire ?
Pour ma part, la Trailbreaker sera une chaussure que je réserverai aux trails jusqu’à 25 ou 30km et aux entrainements rapides, car pour moi c’est vraiment là qu’elle excelle par rapport aux autres chaussures que j’ai l’habitude d’utiliser.

 

Les + :

-Dynamisme
-Stabilité
-Prix
-Amorti du talon

Les – :

-Pointure (le plus gros point noir chez Dynafit)
-Protection de l’empeigne

 

 

Nos modèles Dynafit Trailbreaker :

 

Dynafit TrailBreaker Noir/BleuVoir la Dynafit Trailbreaker Sparta blue sur Sgambato-Skishop.fr

 

 

 

Dynafit TrailBreaker W BleuVoir la Dynafit TrailBreaker W Atomic Blue/Hibiscus sur Sgambato-Skishop.fr

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